Propagation de la Covid-19 : les animaux toujours hors de cause.

L’Académie nationale de médecine et l’Académie vétérinaire de France, dans un communiqué commun datant du 23 juillet, actualisent leur position quant au risque potentiel représenté par les animaux contaminés par le SARS-CoV-2 pour l’Homme.

Bien que l’origine zoonotique de la Covid-19 soit bien établie (chauves-souris et hôtes intermédiaires possibles dont le pangolin asiatique), un seul cas de contamination animal-homme a été documenté avec des visons d’élevage aux Pays-Bas. Rien ne prouve à l’heure actuelle que les animaux participent à la propagation de la pandémie dans la population humaine.

 

En revanche, les académies soulignent la description d’une contamination de l’Homme vers l’animal à plusieurs reprises : depuis le premier cas du 26 février du chien contaminé par sa propriétaire à Hong-Kong, d’autres cas ont été rapportés dans la même ville (2 chiens et un chat), ainsi qu’en Belgique (un chat), aux Etats-Unis (5 tigres, 3 lions, 7 chiens, 5 chats), en France (2 chats), en Espagne (2 chats, une ferme à visons), en Allemagne (1 chat), en Russie (1 chat), aux Pays-Bas ( 25 fermes de visons), et au Danemark (3 fermes de vison) au 23 juillet.

Bien que ces infections animales ne jouent pas de rôle dans l’évolution de la pandémie, les académies continuent de recommander plusieurs mesures préventives. Ainsi, elles recommandent aux personnes infectées par le SARS-CoV-2, ou suspectes de l’être, d’éviter tout contact avec leurs animaux de compagnie, notamment s’il s’agit d’un furet ou d’un chat. Elles préconisent d’observer les mêmes mesures barrière : lavage des mains, masque …